Au potager, les maladies les plus fréquentes sont d'origine fongique, c'est-à-dire provoquées par des champignons microscopiques.
La plus connue est sans doute le mildiou, particulièrement redouté sur les tomates et les pommes de terre. Il apparaît souvent après une succession de journées chaudes et humides. Les feuilles brunissent rapidement et les fruits peuvent être atteints à leur tour.
Autre maladie bien connue des jardiniers : l'oïdium. Il se reconnaît facilement à la fine pellicule blanche qui recouvre les feuilles des courges, des courgettes ou des concombres. Si rien n'est fait, le feuillage finit par sécher prématurément.
D'autres maladies peuvent également apparaître au fil de la saison :
- la rouille, qui forme de petites pustules orangées sous les feuilles ;
- la cloque, qui déforme le feuillage de certains arbres fruitiers ;
- la fumagine, reconnaissable à son dépôt noir qui se développe souvent après une attaque de pucerons ou de cochenilles (à noter : la fumagine ne se traite pas directement. En éliminant les pucerons ou cochenilles responsables du miellat sur lequel elle se développe, elle finit par disparaître d'elle-même)
- la fonte des semis, qui touche principalement les jeunes plants.
Les bactéries peuvent elles aussi provoquer différents symptômes : nécroses, brûlures, taches huileuses, pourritures molles, galles, chancres ou encore trachéobactérioses. Ces maladies sont parfois moins connues, mais elles peuvent se propager rapidement lorsqu'elles ne sont pas identifiées.
Face à ces différentes situations, l'observation reste votre meilleur allié. Une plante malade isolée rapidement évitera souvent que le problème ne s'étende à tout le potager.