Palmier


Avec les palmiers, un jardin aux airs de tropiques

Ils apportent un souffle marin ou tropical au jardin: les palmiers ont la côte bien au-delà du littoral de la Grande Bleue. « Il y a de plus en plus de variétés robustes au froid. Ce sont des arbres peu exigeants, de soleil ou de mi-ombre. Leurs racines pivots ne dérangent pas autour et ils résistent à tout ». Mathieu, responsable de la pépinière à la Jardinerie Tarnaise d’Albi, connaît toute la faille des palmiers, qui s’est élargie depuis quelques années.

Passage en revue de la troupe: si vous aimez un arbre à grand développement, direction le Chamaerops Excelsia, le plus classique: il regarde de haut (10 mètres adulte) et ne bronche pas jusqu’à -20°C. C’est un repère dans le lotissement, presque un totem. Autre option, le Bussia capitata, très exotique dans l’allure, mais à croissance plus lente. A moins de céder au charme du Jubea ou à celui du palmier de Tahiti (Trachycoco) qui a été dénudé du bas et fait très « carte postale ». Un vrai logo des mers du sud. Le parcours continue avec le Brahea Armata. Lui n’est pas pressé de grandir, mais il apporte dans un massif de délicates notes bleutées, avec ses feuilles fines et aigües. Le Chamaerops Humilis appartient à la variété des palmiers nains: il pousse sur plusieurs troncs et forme un buisson très dense: il met un accent tonique dans une rocaille ou un jardin sec, tout comme le Cerifera au feuillage bleuté. Les Vulcano plus trapus, à croissance très lente et feuilles courtes, agrémentent un bord de piscine ou se placent en pot, comme le Wagnerianus. Mathieu invite à composer son massif avec quelques yuccas ou Phormium, qui agrémentent l’environnement leurs touches de jaune, de pourpre ou de rose, et deux ou trois spécimens d’ Hesperaloé. Pour parfaire le cocktail de couleurs et d’arômes, des lavandes et des romarins ici ou là. Et la magie opère: en fermant les yeux, on respire la Méditerranée. Et quand on les ouvre, on croit la voir.