Faire soi-même


« Mes » confitures, « mon » tomata, et moi et moi et moi

L’air du temps est au « faire soi-même ». Guy Bousquet, le propriétaire de la Jardinerie Tarnaise, le constate et le résume. « Le jardin est synonyme de naturel, le lieu où l’on retrouve le vrai goût des choses, la tomate que l’on croque sur le pied, la cerise que l’on déguste sous l’arbre. On mange sain et on mage bon ». Joël, responsable du rayon, le vit et le confirme tous les jours. « Les gens aiment de plus en plus faire leurs conserves, leurs confitures. Elles ont le goût de l’authenticité. Ils connaissent les ingrédients qu’ils y mettent ». Jusqu’en juillet, les cerises et les fraises occupent l’espace. Dans l’été, viendront les pêches et les prunes, car l’heure est déjà aux confitures.

La Jardinerie Tarnaise offre tous les types de paniers de récolte, dénoyauteurs, balances, bocaux, couvercles et étiquettes pour personnaliser sa confiture. « La tendance est aux étiquettes décoratives où l’on peut écrire et nommer le produit ». Les amateurs de confiture reviennent de plus en plus à la tradition de la marmite en cuivre massif – souvent de fabrication française – qui répartit mieux la chaleur. Autres équipements de saisons, la gamme de pressoirs, manuels ou électriques, pour confectionner son tomata. Du côté des stérilisateurs: l’école traditionnelle préfère le « tripattes » au gaz, les modernistes optent pour les modèles électriques. « Le potager permet un résultat rapide: on voit pousser ses tomates. On les mange fraîches, mais on a souvent envie de les transformer ». Joël souligne que la Jardinerie Tarnaise offre une chaîne continue, depuis les graines et les plants, les fruitiers, les produits de traitement (de plus en plus naturels) pour prévenir les maladies, et tous les outils de transformation jusqu’aux étagères à confiture et conserves. Une chaîne alimentaire, en somme.