Interview : un jardin au naturel


Le jardin au naturel

 Gilles Brulant, responsable du rayon « phyto », évoque les mutations dans les traitements. La jardin d’aujourd’hui respecte la nature

 

Réduire la part de la chimie, laisser faire la nature, c’est une mode ?

Gilles Brulant: A la Jardinerie Tarnaise, c’est une conviction ancienne. Nous n’avons pas attendu la loi pour orienter le client vers des produits naturels ou biologiques. Nous renseignons toujours sur la meilleure utilisation du produit, quel qu’il soit. Le client nous apporte un échantillon de la plante touchée et nous lui donnons des indications pour éviter l’infestation. Mais il faut toujours prendre en considération ce qu’il y a autour: des fruitiers, des légumes, une ruche. Aujourd’hui, nous proposons beaucoup de produits naturels. La clientèle ne recherche plus un résultat systémique immédiat, elle se préoccupe aussi de son environnement.

 

Quelles sont par exemple les nouvelles techniques que vous préconisez ?

Gilles Brulant: Des nichoirs à oiseaux, des hôtels à insectes, qui abriteront des prédateurs naturels de parasites ainsi que des insectes comme l’abeille solitaire, excellente pour la pollinisation. Nous ne vendons pas directement des insectes prédateurs mais un pack prépayé: le fournisseur vous livrera dans les 24 heures des larves de coccinelles qui débarrasseront vos rosiers des pucerons. Ou d’autres insectes prédateurs comme les carabes, les chrysopes, les syrphes, très utiles dans un jardin.

 

Vous disposez d’autres pièges naturels contre un envahisseur comme la pyrale du buis ?

Gilles Brulant: Vous pouvez utiliser des phéronomes qui piègent les papillons et les mouches mâles, dont la pyrale du buis, et qui limitent l’infestation. Ou bien des pièges mécaniques contre la chenille processionnaire, très urticante pour l’homme et les animaux. Nous vous donnerons les conseils pour les placer de manière efficace.